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Au regard d’une polarisation grandissante de la société, l’éducation populaire a son rôle à jouer dans les politiques culturelles à l’œuvre et à venir. Maisons de la Jeunesse et de la Culture, centres socio-culturels, cafés culturels, tiers-lieux… autant de modèles différents pour offrir aux personnes les capacités d’exercer des pratiques artistiques et d’accéder à une offre culturelle riche. Alors, comment tisser plus de coopération entre institutions culturelles et structures d’éducation populaire pour des politiques culturelles plus robustes ? Comment redonner de la légitimité aux pratiques amateurs et émergentes ? Comment donner plus d’espace aux « marges » pour faire des droits culturels un projet de territoire ?

La signature de la nouvelle charte nationale d’engagements entre le ministère de la Culture et les fédérations d’éducation populaire en 2024 promet une complémentarité et une reconnaissance de l’éducation populaire comme actrice majeure de la démocratie culturelle. En découlent des labels, tel que « Scène culturelle de proximité » dans le cadre du Plan Ruralité du ministère de la Culture. Des enjeux de formations communes ou d’un meilleur accès aux conventionnements sont mis en avant. Qu’en est-il réellement ? Quelles transformations concrètes ont pu s’opérer depuis ?

La reconnaissance du tissu associatif est cruciale pour permettre l’exercice des droits culturels et participation citoyenne dans les projets des structures et institutions culturelles. 70% des Français et Françaises déclarent avoir été au contact de structures d’éducation populaire avec des impacts positifs sur leur parcours, notamment professionnel. Souvent réputées pour le repérage de talents émergents, pour la diversité des approches artistiques proposées et pour leurs capacités de faire beaucoup avec peu, les acteurs et actrices de l’éducation populaire sont pourtant à bout de souffle. Ils peinent à tenir le cap face à une fragilité structurelle croissante, une disparité d’accès à ces espaces d’expression citoyenne, un portage politique timide ou une reconnaissance du secteur culturel en demi-teinte.

Les projets culturels de territoire, les coopérations intersectorielles, les projets artistiques pluridisciplinaires sont des espaces de respiration et des laboratoires pour écrire de nouveaux récits fédérateurs prônant l’émancipation individuelle et collective, le développement territorial et la transformation de la société. Et si les territoires devenaient des communautés apprenantes pour consolider des communs hybridant solidarité, hospitalité, pouvoir d’agir et approches artistiques ?

Intervenants (en attente de confirmation) :