Offres d'emploi Coordonnateur·trice d'activités culturelles S.P.I.P. du Rhône (Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation) - LYON (69)

La structure

En application des dispositions des articles 27 et 89 de la Loi Pénitentiaire du 24 novembre 2009, les services de l'Administration Pénitentiaire, Établissements Pénitentiaires et Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation (SPIP) doivent mettre en œuvre des activités pour les personnes détenues en Établissement Pénitentiaire, principalement pour les personnes condamnées dans le cadre d'un parcours d'exécution de peine.

L'article R57-9-1 du Code de Procédure Pénale liste l'ensemble des activités à vocation éducative, culturelle, sportive ou professionnelle qui peuvent être mise en œuvre en Établissement Pénitentiaire. Ces activités peuvent être collectives ou individuelles et assurées par des professionnels de l'Administration Pénitentiaire ou ses partenaires (professionnels ou bénévoles).

Par ailleurs, des activités plus spécifiques sont mises en œuvre par les Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation (programmes de prévention de la récidive) ou par les services de santé (programmes à vocation thérapeutique).

Par convention, le SPIP du Rhône et de la métropole de Lyon confie à la Ligue de l’enseignement-FOL 69 la mise en place de la programmation culturelle et socioculturelle à la Maison d’arrêt de LYON-CORBAS et au Centre Pénitentiaire de Villefranche sur Saône.

Le poste et les missions

Recruté par le Directeur du SPIP, le/la coordinateur·trice d'activités culturelles intervient au sein de l'établissement pénitentiaire pour faciliter la programmation, l'organisation et la mise en œuvre des activités culturelles et d’éducation populaire visées à l'article R57-9-1 du CPP et leur évaluation.

Sous la responsabilité hiérarchique du Directeur du SPIP ou de son représentant (DPIP responsable de l'antenne milieu fermé) et sous la responsabilité fonctionnelle de la déléguée générale de la FOL, en lien avec les personnels de l'établissement, le/la coordinateur·trice d'activités travaille avec l'ensemble des partenaires de l'Administration Pénitentiaire intervenant à l'établissement.

Son champ d'intervention est le suivant :

  • Programmation des activités : le/la coordinateur·trice propose une programmation culturelle, socioculturelle et d’éducation populaire, en lien avec les besoins identifiés du public détenu, et en cohérence avec les lignes directrices de la DAP, du Ministère de la culture et de leurs organes déconcentrés (DRAC et DISP), en partenariat avec le SPIP et les établissements pénitentiaires, dans le cadre de leurs missions d’insertion et de prévention de la récidive : prise de contacts avec les partenaires, définition du coût des activités, préparation des conventions...). Il/Elle contribue à élaborer le budget des projets d'action et participe à la recherche de financement. Il/Elle participe à la consultation des personnes détenues sur les activités et organise le déroulement des activités au sein de l'établissement, mise en œuvre de l'article 29 de la loi Pénitentiaire.
  • Mise en œuvre des activités (ponctuelles, régulières, évènementielles…) : élabore le planning d'intervention, effectue la promotion des activités et participe à la sélection et à la constitution des listes des personnes détenues candidates, assure l'accueil logistique des intervenants, met en place des fiches de suivi pour chaque intervenant, réalise les bilans financiers et le suivi des factures. Il/Elle communique avec la détention sur les différentes animations en milieu carcéral par le biais de l'officier et du gradé en charge du PIPR et contribue à la mise en œuvre effective des activités .ainsi que leur diffusion aux différents partenaires. Il/Elle s’appuie sur l’engagement de deux services civiques.
  • Évaluation des activités : par le biais des fiches actions le coordinateur d'activités fait un bilan des actions quantitativement et qualitativement et veille à l'évaluation des activités mises en œuvre en lien avec le SPIP et les services de l'établissement, tant du point de vue des personnes détenues (en application des dispositions de l'article 29 de la Loi Pénitentiaire et des dispositions des articles R57-9-2-1 et suivants du CPP) que des intervenants. Il/Elle contribue dans son champ de compétences aux rapports d'activités de l'établissement et du SPIP

III – Modalités d'intervention
Le/la coordinateur·trice d’activités travaille sous la responsabilité hiérarchique du Directeur du SPIP ou de son représentant (DPIP responsable de l'antenne milieu fermé) et sous la responsabilité fonctionnelle de la déléguée générale de la FOL.

Il/Elle travaille en lien avec les professionnels de l'Administration Pénitentiaire (personnels de surveillance, d'encadrement, de direction, administratif ou techniques, personnels des SPIP) et leurs partenaires (enseignants, personnels du groupement privé, intervenants associatifs, personnels de santé,...). Il/Elle travaille également en lien étroit avec les lieux de bibliothèque (actions de médiation autour du livre) et développe des projets en s’appuyant sur le canal vidéo interne.

Par son action, le/la coordinateur·trice contribue à développer et animer un réseau de partenaires culturels et également et le réseau interne à l’établissement pénitentiaire : personnels des SPIP et établissements, surveillants. Il/elle s’appuie sur les outils de la FOL 69 et les associations affiliées pour proposer des projets favorisant la citoyenneté et la laïcité.

Dans le cadre de ses fonctions, il/elle a des contacts réguliers avec les personnes détenues et a donc accès à l'ensemble des locaux de la structure.

Le/la coordinateur·trice d'activités peut également être chargé de participer à des réunions partenariales à l'extérieur des établissements pénitentiaires.
Cette mission suppose un temps de travail et une présence partagés entre les deux établissements de Corbas et de Villefranche et le siège de la fédération : sauf évènement ou besoin particulier, présence deux jours par établissement et un jour au siège de la fédération.

Profil recherché

  • Diplomatie, créativité et pugnacité
  • Méthodologie de projet, grande capacité d’organisation et autonomie
  • Formation « gestion de projets culturels » et /ou DEJEPS souhaitée
  • Une expérience préalable auprès de publics empêchés serait un plus

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